Pleinement vivant à sa place, clairement guidé & solidement ancré

Laisser partir nos conditionnements de survie
nécessite de nouvelles reliances et une révision de nos fondements afin de ne pas se retrouver en perte de repères et en insécurité, ce qui nous ralentirait, voir nous stopperait dans notre évolution

Évolution humain c’est donc remplacer peu à peu le réactif par le créactif. Ainsi en restant dans la bienveillance, la cohérence avec ce que nous sommes à chaque instant, nous pouvons nous déployer de façon resplendissante et sensée.

Cela passe par de continuelles mises à jour
afin d’ajuster notre façon d’être de l’instant
avec ce qu’il y a en soi nouveau et d’ancien.

  • C’est de se familiariser à d’autres façons, plus puissantes, d’être guidé de façon plus fluide et plus juste,
  • C’est continuellement nettoyer de notre vision de tout parasites, polluants, fantômes appartenant au passé et avoir ainsi les yeux rivés vers ce qui nous allume, car avancer c’est regarder vers l’avant,
  • C’est décider de ne plus laisser le besoin de réparation nos souffrances brouiller notre vision et nous empêcher d’y voir parfaitement clair,
  • C’est libérer nos envies et nos aspirations des conditionnements du passé nous privant de la liberté d’Être,
  • C’est redonner à notre passé tout sa place de fondement et de base sur laquelle s’appuyer pour se propulser,
  • C’est à chaque moment vivre l’amour dans l’évidence que ce que nous sommes est juste et à sa place,
  • C’est laisser le mouvement de Vie de faire en soi avec fluidité et simplicité,

L’état expansé de conscience par la vibration
est ce que j’ai expérimente de plus puissant et de plus intense
 pour nous accompagner et nous porter 
dans ce type de mises à jour, d’explorations, de renouvellements et de nettoyages

L’exploration de perceptions et de l’expension de Soi

  • ouvrent de nouvelles perspectives,
  • amènent à percevoir de nouvelles réalités​,​
  • apportent un regard neuf nous libérant ainsi d’états d’être désuets, périmés et obsolète.

Ainsi alléger d’une partie plus ou moins vaste de ce à quoi on s’identifie, on peut vivre davantage ce qui est là, à savoir la Vie.

Le jugement sous toutes ses formes

Avez-vous déjà observé combien le jugement peut prendre différentes formes ?

Quand je me dévalorise, je me juge.
Quand j'agis en sauveur ou en victime, je juge le situation.
Quand j'agis comme si le monde reposais sur mes épaules, je juge qu'il ne sera pas parfait sans mon intervention.
Quand je vis dans un idéal, je juge ma perception du l'existence.
Quand je ne m'aime pas, je me juge comme pas aimable.
Quand je suis la voie des habitudes, je juge la nouveauté et l'inconnu.
Quand je cherche à contrôler, je juge les potentialités.
Quand je tiens avant tout compte de la parole des autres, je juge mon ressenti.
Quand je met des conditions, je juge le moment présent.

Pour aller plus loin sur le sujet :

Lorsque je me dis que je suis nul ou pas assez bien pour telle chose ou telle personne, que je me dis que je suis moins bien que untel, je juge ma valeur et le jugement devient dévalorisation. Mon mental, fonctionnant de façon binaire, ne peut percevoir mes caractéristiques que comme des défauts ou des qualités, mais qui suis-je pour juger mon unicité? Si le nombre infini des différences et singularités est la « Valeur » de l’existence, alors exclure une seule de ces spécificités c’est se couper de l’Unité.

Lorsque je me dis qu’il faut absolument que je fasse telle chose et que je remue ciel et terre pour y parvenir, je juge que si je ne le fais par cela va maquer au monde et le jugement devient illusion du pouvoir personnel de mon égo. J’ai à cœur à chaque instant de faire de mon mieux, mais qui suis-je pour juger de la perfection de l’état du monde? Si le nombre infini de possibilités de constats de la réalité est la « Perfection », alors exclure un seul de ces constats c’est se couper de la plénitude.

Lorsque je me plie en quatre pour venir en aide à l’autre, parfois même sans qu’il me l’ai demandé et pouvant aller jusqu’à me sacrifier, c’est juger que cette situation est mauvaise pour lui et le jugement devient sauveur. Cette situation peut être humainement inconfortable voir dramatique, mais qui suis-je pour savoir dans quoi son être est le plus susceptible de se « réaliser »? (dans le sens de prendre la responsabilité de son existence). Si le nombre infini de possibilités d’évènements de vie est la spiritualité, alors exclure une seul des directions que prend notre vie c’est se couper du « Sens » de l’existence.

Lorsque je pense que la réalité que je vis dans l’instant devrait être autrement, c’est juger qu’une autre réalité là tout de suite serait préférable pour moi et le jugement devient idéal. Il peut m’être difficile émotionnellement de regarder les choses en face, mais qui suis-je pour choisir la meilleure réalité? Si le nombre infini de perceptions relatives est la « Vérité », alors exclure une seule de ces relativités c’est renoncer à « l’Évidence ».

Lorsque je cherche à recevoir de l’amour de quelqu’un, c’est juger que je ne suis pas un assez bon humain pour réussir et/ou mériter de m’aimer moi-même et le jugement devient conflit intérieur. Il se peut que l’enfant que j’étais n’est pas été accueilli comme il se doit, mais qui suis-je à présent pour juger si je suis ou non aimable? Si le nombre infini d’humain est l’humanité, alors exclure un seul de ces humains c’est ignorer l’Amour.

Lorsque je suis en attente de quelque chose sans aucune ouverture à d’autres éventualités, c’est juger qu’un futur est mieux qu’un autre et le jugement devient « fermeture ». Mon imaginaire aime à se projeter dans l’avenir, mais qui suis-je pour juger l’inconnu qui vient à moi? Si le nombre infini d’inconnu est déploiement, alors exclure un seul de ces inexplorés c’est se fermer à l’émerveillement.

Lorsque je tente de contrôler une situation, c’est juger que ce que je suis n’est pas puissance et le jugement devient « emprise ». Sur le plan humain nous vivons évidemment des injustices et nos avons besoin de comprendre, mais qui suis-je pour juger de ce qui est juste? Si le nombre infini de possibilités est l’Universalité, alors exclure un seul potentiel c’est ne pas être présent à l’abondance.

Lorsque je voudrais être ailleurs où dans une autre situation, c’est juger ma place et le jugement devient déconnexion. Il est a, il est vrai, des situations inconfortables, voir intolérables où pour survivre on a besoin de se couper de son ressenti, mais qui suis-je pour juger de la cohérence de mon intériorité? Si le nombre infini de connexion est fluidité, alors exclure une seule de ses intrications c’est se couper de l’Harmonie.

Lorsque je m’oblige où que je m’interdis, c’est juger ce que je vis dans l’instant et le jugement devient contrainte et enfermement. La vie ne peut pas être sans limites, mais qui suis-je pour juger ce qui se vit en moi et par moi. Si le nombre infini d’expérimentation est Liberté, alors exclure une seule de ces sensations, c’est éteindre ma Joie.

Et chez vous, quelle forme a tendance à prendre le jugement ?

La vie d’avant

Y'a toujours une dernière fois
Dernier matin, dernier regard.
Y'a toujours une dernière fois
Dernier restau, dernier voyage.

Mais on s'accroche, mais on retient,
Encore une fois, encore un train.
Mais on s'accroche, mais on recule,
Encore une heure à la pendule.

Chacun des pas fait en arrière 
Éloigne un peu de la lumière.
Chacun des pas vers le passé
fait juste rien que m'enliser.

La vie d'avant, la vie normale.
Retour au calme et au banal.
La vie d'avant, la vie d'hier
Tel un refus de la poussière.

Mais au dedans en attendant
Toujours le chaos, le néant.
Mais au dedans où nul ne vas
Y'a juste à peine un cœur qui bat.
Y'a toujours une dernière fois
Dernier pas, dernier sanglot.
Y'a toujours une dernière fois
Dernier repas, dernier repos.

Mais on s'accroche, mais on retient
Encore une fois, on aimerait bien.
Mais on s'accroche, mais on résiste
Encore une danse sur la piste.

Chacun des pas fait en arrière 
Même si c'est vers la misère.
Chacun des pas vers le connu
N'est que pour dire "j'ai survécu".

Vécu dessus, vécu de loin
Déconnecté de mes besoins.
Vécu déçu, vécu dehors,
avec l'illusion du décors.

Mais au dedans en attendant
Y'a un trésor toujours vivant.
Mais au dedans si tu y vas
Tu y verras que tout est là.
Y'a toujours une dernière fois
Dernier souffle , dernier geste.
Y'a toujours une dernière fois
Dernier chemin avec c'qui reste.

Mais on s'accroche, mais on renonce
Au vide et à ses réponses.
Mais on s'accroche, mais on entasse
Quitte à y laisser sa place.

Chacun des pas fait en arrière 
Tel un refus de la matière.
Chacun des pas fait vers le bas
Nous fait croire d'être ce qu'on n'est pas.

Se croire là-haut comme une trêve
À cette lumière incarnée.
Se croire là-haut alors qu'on traine
Des cailloux qu'on croit étoilés.

Alors si la vie est un rêve
De la lumière dans l'êtreté
Alors si en vie tu te lèves
Reconnaissant d'être un car né
Alors ton en vie tel un glaive
Planté en terre pourra briller.
Ainsi en toi la vie se lève
réveillant ta souveraineté.

Pourquoi ou comment ?

Avez-vous observé l’énergie et l’attention que nous accordons dans notre vie au « comment » ?

  • Comment changer les choses?
  • Comment être plus heureux?
  • Comment y arriver?
  • Comment faire un choix?
  • Comment guérir?
  • Comment mieux gagner sa vie?
  • Comment trouver sa place?
  • Le mot comment provient du latin quomodo venant de quo et modo. Quo ayant pour racine l’indo-européen commun *kʷis signifiant « qui et aussi quoi, ceci ». Modo dérivant de l’indo-européen commun *med[1] signifiant « mesurer, conseiller » et dont pourrait aussi provenir le latin, meditor « méditer ».

    Ce qui m’interpelle ici, c’est qu’alors que nous associons la plupart du temps le « comment » à une action et à une manière de faire, il est question dans sa vibration généalogique de « mesurer l’objet », autrement dit de jauger la situation. Il semblerait donc que comment ne résonne pas avec « trouver l’action » et plutôt évaluer, d’observer, qu’il soit question de réflexion voir même d’introspection.

    Si on ne centre pas son action sur le « comment » il est aussi possible de la définir par le pourquoi, c’est-à-dire le pour quoi et donc ce que l’on aspire à concrétiser par cette action.

    Pour ce qui est de l’étymologie de « pourquoi », il est composé de pour provenant du latin pro- issue d’une origine l’indo-européenne commun, comparez avec le grec ancien πρό, pro (« devant ») et de quoi venant du latin quid/quis ayant lui aussi pour racine l’indo-européen commun *kʷis « qui ».

    Dans l’origine de comment, comme dans celle de pourquoi, on retrouve donc l’ancêtre commun *kʷis, pouvant se référer à la fois à qui je suis avec mes envies et mes aspirations et à l’être humain que je représente (par le sens « que »).

    Que l’on aborde l’action sous l’angle du « comment » ou du « pourquoi », je ressens ainsi que dans les deux cas, il ne s’agit pas de se centrer sur le moyen de faire et plutôt de se centrer sur « à quoi aspire l’humain que je suis », c’est-à-dire d’aller

    ressentir ce qui nous allume.

    C’est ainsi que l’on vit l’action juste, la créaction, ou que l’on est proactif, (selon notre façon de le nommer). C’est ainsi que l’on est

    cet élan de vie dans la matière.

    De la vérité à l’autorité

    Croire qu'il existe une Vérité, avec un grand V, unique, ultime, 
    c'est chercher à imposer ma singularité d'humain, 
    c'est rechercher la fusion avec l'autre de façon totalitaire,
    c'est chercher à ce qu'on me soit identique par l'emprise et dans le mépris,
    c'est vouloir créer l'unité par la domination et dans le conflit,
    c'est nier la différence par l'inhumanité et l'exclusion.
    C'est prendre mes impressions pour La Réalité
    c'est imposer une perception niant la relativité.
    
    Étant moi-même coupé/e de ce qui inspire ma vision,
    de ce qui est brillance en moi,
    de ce qui me permet de reconnaitre
    où je vais, 
    qui je suis, 
    profondément,
    véritablement,
    ayant perdu ce qui éclaire
    mes choix,
    mes directions,
    ce qui donne un sens à ma vie,
    ayant oublié ma Loi divine,
    je cherche la lumière tel un papillon
    je cherche un éclairage parmi les autres, en ce monde.
    Or cette guidance, ce "plus haut que moi"
    est de l'ordre de l'immatériel, de l'innommable 
    et c'est pourquoi il peut porter tant de noms:
    mon Âme, mon guide, ma bonne étoile, mon Dieu, mon ange gardien, la Source, l'Univers, la Vie....
    
    Ainsi en errance, perdu/e, cherchant ma voie,
    je vis dans l'illusion que les autres ont eux aussi besoin d'une guidance ici bas 
    et que c'est à moi de la leur apporter.
    Je cherche alors à les aider, les guider, les cadrer, 
    bien souvent sans qu'on me l'ait demandé, 
    en leur donnant un conseil, une direction, une directive, une ligne de conduite, 
    quelque chose qui les guide tel un Père vers une solution, une issue, 
    vers le bout du tunnel.
    Et à force de chercher à les inspirer, je finis par vouloir les aspirer.
    
    Je cherche alors, dans mon ignorance,
    à être au-delà de leur au-delà,
    à être loi par delà leur Loi
    Je deviens alors
    un humain qui se prend pour les cieux,
    un roi qui se prend pour un dieu.
    
    Chaque fois que j'agis en maitre, en guide, en père, en dirigeant pour l'autre
    chaque fois que je cherche à faire passer une idée, une vision, une vérité, une opinion
    chaque fois que je cherche à contrôler l'autre sans respect ni bienveillance,
    c'est cet espace de moi en errance,
    ce terrien coupé de sa lumière,
    cette biologie animal
    qui exprime sa souffrance.
    
    Alors chaque fois que je vois que l'autre se prend pour ma guidance,
    je me souviens de ma propre errance
    et chaque fois que je suis face à la dominance,
    je reconnais ma propre intolérance.