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? Question de la semaine ?

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? Question de la semaine ?

L’expression « Sorties de zone » a été lancée par la québécois Daniel Blouin en intitulant ainsi son premier livre sorti en 2013. Cela signifie sortir de sa zone de connue (parfois nommée « zone de confort »). C’est lorsque le mouvement de vie nous invite à sortir de quelque chose d’habituel et connu : une activité professionnelle, un lieu de vie, une relation… et aussi une façon de vivre, un mode de fonctionnement avec soi ou avec l’autre, un mode de pensée, un paradigme, un changement de repère…

En passant

La perception de ma réalité peut-elle être sans filtre ?

Un de mes réflexes de survie étant de croire que si je fais tout bien comme il faut, je pourrais sortir de l’illusion du manque et donc être sereine et en sécurité, alors je cherche à tout faire. Inéluctablement cela me conduit à l’éparpillement, voir même au surmenage et à la panique.

Lorsque je vis davantage l’unité et la globalité, je suis consciente que, de par mes spécificités d’être humain, me fermer à une chose c’est m’ouvrir à une autre. En effet en m’ouvrant à un projet je me ferme à d’autres, vu que je ne peux pas être partout à la fois, et en me fermant à une proposition je m’ouvre à d’autres et ainsi de suite. De même en étant présente à la conscience et la sérénité, je ne suis pas à la cogitation et aux conflits intérieurs et inversement, même si cette expérience là est bien plus fugace.

Ainsi j’expérimente toujours en même temps une action et son opposé !

Et pourtant lorsque que je suis allongée, je ne suis pas debout et inversement ! De même lorsque je perçois le vent souffler du nord, je ne le perçois pas venant du sud !

Avez-vous déjà tenter d’écouter ou de regarder plusieurs choses en même temps ? Pour ma part le constat de cette expérience est que je peux entendre et voir plusieurs choses à la fois, mais je ne peux en regarder ou écouter qu’une seule.

Ainsi la perceptions étant un focus, je ne perçois qu’un seul aspect de réalité en même temps que je définis comme étant ma réalité. Percevoir étant une vision précise et non élargie de mon expérience, ma réalité est un ciblage et je ne perçois qu’une seule réalité à la fois. Ce focus est ce que je perçois comme étant « vrai » pour moi, ce à quoi je suis présente à cet instant. D’un instant à l’autre je peux être présente à une expérience différente de la même façon que je changerais de lunettes telle une infinité de filtres.

Ainsi de manière générale, j’y vois bien plus clair lorsque je sais consciemment à travers quel filtre je perçois ma réalité : celles de mes peurs, celles de mes besoins, celles de mes aspirations, celles de mes doutes, celles de mes espoirs, celles de mes attentes, celles de mes émotions, celles de mes limites…. Une chose est sûre, comme le dit la formulation « la condition humaine », puisque je suis humaine je ne peux pas être sans conditionnements, autrement dit sans croyances et ni donc sans lunettes.

Alors puisque je suis conditionnée à avoir des lunettes, autant jouer avec elles !!!