La liberté d’être intuitif

On rend parfois hommage aux femmes, j’ai ici l’élan de rendre hommage aux hommes.

Hommes de ma vie, hommes de ma généalogie, hommes de mon entourage, hommes du monde… masculin en vous, en nous, en moi…

J’aimerais pour cela rendre à « César ce qui appartient à César » et ce que je souhaite restituer, c’est l’intuition.

En effet, si les femmes ont été destituées de bien des choses, dans ma perception les hommes l’ont été aussi, notamment de la liberté d’être intuitif.

Dans le langage populaire on parle en effet « d’intuition féminine », or l’intuition n’est pas le propre du féminin puisque c’est la rencontre du féminin ET du masculin.

L’intuition est en effet ce qui se manifeste lorsque la lumière (masculin) inspire la matière (féminin) – lorsque le ciel rencontre la terre – lorsque le concret accueille le subtil – lorsque l’humain vit sa dimension divine – ….

… Lorsque le féminin et le masculin font UN

Vivre son intuition c’est donc vivre la rencontre du féminin et du masculin en soi.

Ainsi tout être a le droit à sa liberté d’être intuitif, quelque soit sa biologie.

Être juste Humain

Ou l’art de se vivre à la fois séparé et UN

Je vous partage dans cet article un ensemble de mots qui sont tombés dernièrement dans mon chaudron, à savoir « équilibre » et « conscience ».

Suite à mon article « L’humain invité à Être » , le mot « juste » est venu s’intercaler entre « être » et « humain ».

Juste est analogique à justice, mais aussi à justesse, équité, alliance et même à présence, abondance et puissance…et bien évidemment à d’équilibre.

Le mot équilibre vient du latin aequilibris (« de même poids »), composé de aequus (« égal ») et de libra (« livre, poids, balance »). Aequus de part son étymologie, vibre en résonance avec « Un » et donc avec l’Unité et l’Unicité. Libra venant lui du grec ancien λίτρα, lítra désignant une mesure de poids et en résonance avec lio (« fondre »).

Comme si l’équilibre est de se fondre avec le TOUTUN

En langue des oiseaux, équilibre peut être entendu comme « est qui libre » c’est-à-dire « est celui qui est libre. Comme si l’expérience humaine c’est d’expérimenter d’être « Un » égale à l’Unité sans rien chercher à atteindre, c’est-à-dire librement.

L’équilibre est bien souvent représenté pas une Balance. Cet objet a pour usage et de trouver le point d’équilibre entre deux plateaux dans le but de déterminer la valeur de ce qui se trouve sur l’un des plateau. Ce mot vient du latin bilanx , composé de de lanx désignant un plat/plateau et de bi-bis , venant de duis et de duo, venant de l’indo-européen commun *dwóh₁ (« deux »)

Ce qui me mène donc à l’idée que la valeur de ce qui « est », c’est vivre cet équilibre entre deux plateaux (analogiques aux deux plans de la dualité), en d’autres mots d’être présent à ces deux plateaux/plans.

« Être juste humain » résonne aussi pour moi, dans le sens avoir conscience de ce que l’on est en l’assumant et en ne voulant pas être autre chose que cela.

Le mot conscience vient du latin conscientia, lui-même composé du préfixe con- (« avec ») et de scientia/sciens, (« connaissance, savoir »). Ces derniers sont apparentés à scio dont le sens primitif est « trancher, décider » et qui provient de l’indo-européen commun *skei[1] (« couper, séparer »). Conscience veut donc littéralement dire « avec séparation ».

Cela génère pour moi l’hypothèse que l’on ne peut être conscient que de la séparation et pas de l’unité. Comme si le mot conscience n’était pas adapté à l’usage « Conscience Pure » et autres utilisations désignant une conscience « non humaine ».

Comme si « être juste humain » c’est expérimenter d’être séparer et donc expérimenter la dualité. C’est ne rien vouloir d’autre que cette dualité qui est inhérente à notre existence d’humain. C’est expérimenter le paradoxe entre être une individualité et être le Un, c’est-à-dire le TOUTUN. C’est être présent en même temps à se TOUTUN qui s’expérimente dans une unité et à cette même unité.

C’est être DEUX et UN en même temps !!!

C’est-à-dire être à la fois les deux plateaux de la balance, le mouvement d’équilibre entre les deux plateaux et la balance dans sa globalité. Dans ma perception, c’est cela « être juste humain » consciemment :

Être le UN qui s’expérimente séparé, coupé, fractionné.

L’humain invité à Être

Voici le partage de pistes de réflexion sur la condition humaine.

J’ai été, ces derniers temps, interpelée à plusieurs reprises par des observations faites, notamment par des sociologues au sujet de la « déshumanisation ». Ce phénomène observé déjà depuis un moment est dit comme étant accentué par la situation sanitaire actuelle et sa gestion: Impossibilité d’être en relation avec d’autres, socialement et physiquement, de dire « au revoir » aux personnes en fin de vie dans les EHPAD, d’honorer et célébrer nos défunts…. autant de choses qui ont de tous temps fait partie des besoins de l’Humain.

« Déshumaniser » vient de dés+humaniser, dés- venant du latin dis- qui exprime la séparation. Sur le plan spirituel l’invitation de cette déshumanisation est de se séparer de notre condition humaine.

D’autre part, le mot « transhumanisme » est arrivé jusque mes oreilles de façons répétées ces derniers temps, or « trans »est un préfixe latin voulant dire « au-delà ». L’évocation du transhumanisme est donc une invitation à « au-delà de l’humain ».

Une question s’est alors imposée à moi : « Qu’y-a-t’il au-delà de l’humain ? »

Je me suis tout d’abord tournée vers l’étymologie du mot « humain » qui provient du latin « humanus » venant lui-même de « homo » ayant pour sens « terrien » et dérivé de « humus » qui veut dire « terre ». Quel étonnement d’apprendre que le sens premier d’un humain est en fait « terrien » ! La question qui suivit fut alors « Et le ciel dans tout ça? » En effet, en Bioanalogie il ne peut y avoir de terre sans ciel et nous sommes la rencontre du ciel et de la terre.

Le terme « être humain » m’a alors interpelée et m’a poussée à faire des recherches sur le mot « être ». Ma grande surprise fut de réaliser que, contrairement à « humain/homme » qui n’a qu’une seule racine étymologique latine, « être » en a lui plusieurs:

  • « stare » Infinitif actif de stō de l’indo-européen commun *steh₂- « être debout « 
  • « esse » Infinitif actif de sum de l’indo-européen commun *h₁ésmi « je suis »
  • « fuo »/ »fus » issu du proto-indo-européen *bʰuH- « devenir « 

Le mot « être » est donc lié étymologiquement à :

  • « être debout » se référant à ce sur quoi nous nous appuyons, donc la terre, analogique avec le passé
  • « je suis » se référant au présent
  • « devenir » se référant au futur, au ciel et à l’inconnu

Il m’est alors apparu un contraste entre la référence uniquement à la terre du mot « humain » et la connexion du mot « être » avec le passé, le présent, le futur. Ces trois plans de la non-dualité, découverts par Jean-Philippe Brébion et exprimant l’inconscient universel, sont analogiques au spirituel, à l’expérimentation et au matériel évoqués dans la phrase de Telliard de Chardin : »Nous ne sommes pas un être humain essayant d’atteindre une expérience spirituelle, mais, plutôt, nous sommes des êtres spirituels ayant une expérience humaine »

Ces impressions de déshumanisation et les projets transhumanistes sont donc l’expression de notre passage de l' »Humain » à l' »Être humain », de la survie terrienne et matérielle à la Vie comme étant l’expérimentation de la lumière dans la matière.

Vidéo

Au commencement était le souffle

Vous êtes-vous déjà interrogés sur la signification de « Au commencement était le Verbe » ?

Cette locution est extraite de l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,1-18 : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui… »

Avez-vous déjà tenté de parler sur une inspiration? Si oui vous en avez probablement conclu que la parole ne peut se faire que sur l’expiration car en effet

parler c’est souffler !

Une des lectures possibles du mot « Verbe » étant : la parole, le langage, l’expression de la pensée par les mots,

le Verbe est donc le Souffle !

La symbolique exprimée par ce passage de l’Évangile selon St Jean, nous révèle donc que le Souffle est l’existence l’originelle, qu’il n’y a rien avant le Souffle, rien au-delà du souffle, en d’autres mots qu’il n’y a rien de plus important que le souffle et la respiration.

La respiration est en effet présente à chaque instant de notre vie !

« Auprès de » c’est tout à côté, mais aussi en comparaison de, dans l’esprit de, en contact avec, comme si le Souffle était comparable au Divin en nous, en corrélation et en communication avec ce qu’il y a de plus grand et de plus noble en nous.

« C’est par lui que tout est venu à l’existence… », comme si rien n’est possible sans le Souffle, qu’il est donc la puissance, la présence, la rayonnance de l’Être.

Comme si ces paroles de St Jean nous mettaient sur la piste du fait que le souffle est ce qu’il y a de plus précieux, mais aussi de plus puissant, que c’était la clé de la « Maîtrise » de la vie, non pas au sens de contrôle, mais au sens de surfer avec et faire « Un » avec.

La respiration c’est vivre la puissance de l’Être en se connectant à l’Ici-Maintenant.

Le souffle c’est la manifestation de l’âme dans la matière

Le grec ψυχή, psukhḗ \psyː.kʰɛ̌ː\ , autrement dit la Psyché, signifie l’âme, l’esprit et donc le Souffle de vie. L’âme venant du latin anĭma désignant pour « vent », « air », « souffle » (par opposition au corps). L’âme comme siège des sentiments, des passions, de l’intelligence, de l’esprit, des désirs, de nos aspirations. Ces dernières étant elles aussi en lien avec le Souffle de vie. Aspiration venant du latin aspīrāre / aspīrō, de spiro « souffler » avec le préfixe ad- le rapprochement, la proximité, l’addition, le renforcement ou le commencement. Nos aspirations pouvant donc être la « source du Souffle », ce qui nous rapproche de Souffle et donc de l’âme. La voie de notre âme

Nos aspirations sont donc la voie de notre âme et la façon dont nous faisons résonner ce Souffle de vie est notre voix.

D’un point de vue plus concret, la respiration c’est l’accès à la circulation des émotions, au chant, à la concentration, à la force physique, à des plans plus subtils de conscience… comme si savoir explorer la respiration c’est avoir le mode d’emploi de cette étrange et fantastique monde qu’est le corps humain.

On retrouve cette connaissance également dans d’autres domaines spirituels, tel qu’en témoigne cette vidéo :

Partir en exploration de la Respiration peut se faire par l’Expérience d’Optimisation, de Libération et d’Exploration :

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Vivre, c’est quoi?

Revenir à Soi !

Tant que l’on met l’origine de notre bonheur et de notre malheur à l’extérieur, on ne peut rencontrer et accueillir l’Être unique que nous sommes, on ne peut vivre pleinement tout le potentiel créatif de notre univers.

Je subis l’extérieur

Ce réflexe, qui consiste à chercher des causes à l’extérieur de nous même, est tellement ancré en nous, que s’installer dans la certitude que tout ne parle que de nous, nécessite une vigilance de chaque instant. Le travail du Bioanalogiste est notamment de vous accompagner dans l’apprentissage de cette vigilance.

Chaque évènement que l’on vit comme lourd ou difficile est en effet l’occasion d’aller voir nos fonctionnements de survie pour mieux les connaitre et ainsi peu à peu mieux les identifier. Cet accompagnement permet donc de revenir à Soi et d’aller rencontrer notre lumière intérieure, cette vibration unique en laquelle la vie prend forme en nous.

Passer de l’avoir à l’Être est expérimentation !

Par peur de non-existence, nous vivons cette éternelle angoisse : « qui suis-je? »

Par difficulté de vivre l’Être en nous, notre mental fabrique des objets extérieurs d’existence auquels on peut ainsi s’identifier : nos pensés, nos émotions, ce que l’on a dit ou fait, l’image que les autres ont de nous, une position professionnelle ou familiale, un groupe d’amis, un projet . . .

Se pourrait-il que la seule chose que nous ayons à faire soit de reconnaitre que ce qui nous arrive parle de nous, que tout ce qui fait notre extérieur est la matérialisation de notre intérieur, de notre Être profond, de notre « Soi » ? Et si nous avions juste à nous reconnaitre dans ces évènements de vie car ils sont notre réalisation et la mise en lumière de notre potentiel de Vie non révélé ? 

Ainsi ce que nous avons simplement à faire est de nous reconnaitre et de nous choisir ainsi, dans l’instant, au lieu de nous identifier à toutes les fabrications virtuelles du mental. C’est cela l’amour de soi, c’est cela la vie !