Et si évoluer c’était se déployer plutôt que se transformer ?

Longtemps j’ai cru qu’évoluer c’était me débarrasser, me nettoyer de ce qui n’était plus moi. Ma perception à présent est que je me déploie en incluant davantage de facettes de mon existence, tel un arc-en-ciel dont chaque nuance devient de plus en plus perceptible.

Grandir est ainsi un équilibre de la Vie en moi. Impossible de grandir vers le haut sans descendre vers le bas, d’avancer vers l’extérieur sans aller vers l’intérieur, de progresser vers le lumineux sans s’enfoncer dans le sombre, d’évoluer en conscience sans m’installer dans mon humanité

Ainsi je n’abandonne, ne rejette, ni ne transforme rien de moi. J’éllargie mon regard sur la vastitude de la Vie que je suis. Tel un cristal je n’existe qu’un incluant chacune de mes facettes, de la plus éclairée à la plus ombragée. Tel un arbre je suis stable et aligné uniquement en ayant des racines aussi vastes que mes branches. Tel un être humain je suis vivante seulement en accueillant le plus vulnérable de mon humanité tout autant que le plus conscient en moi.

La justesse de mon expérience de vie est ainsi d’être présente à mon corps, mes émotions et mon humanité tout autant qu’à ce qui m’allume, m’anime et m’inspire. J’apprends là ce que certains appellent le centrage tel un aller-retour permanent entre ce qui vibre dans mes tripes ainsi que dans ma tête, entre ce qui éveille mon envie et ce qui assure ma solidité, entre l’apesanteur qui me permet d’avoir les pieds sur terre et l’inspiration.

Peut être est-ce cela agir par intuition ?

Galerie

? Question de la semaine ?

L’expression « Sorties de zone » a été lancée par la québécois Daniel Blouin en intitulant ainsi son premier livre sorti en 2013. Cela signifie sortir de sa zone de connue (parfois nommée « zone de confort »). C’est lorsque le mouvement de vie nous invite à sortir de quelque chose d’habituel et connu : une activité professionnelle, un lieu de vie, une relation… et aussi une façon de vivre, un mode de fonctionnement avec soi ou avec l’autre, un mode de pensée, un paradigme, un changement de repère…

En passant

Se retrouver

Il y a quelques mois de ça, j’étais totalement perdue, déconnectée du sens de ma vie, incapable de concrétiser quoi que ce soit, de choisir quelle direction prendre, quoi faire de ma vie, en perte de repères.

Après des années d’exploration de moi et de l’humain, de découvertes de concepts, de formations, d’apprentissages de techniques j’étais en incapacité de savoir quoi faire de tout ce bagage, d’y trouver ma place, de me réaliser pleinement, de savoir comment le mettre en œuvre concrètement dans ma vie, de trouver le point de convergence entre toutes ces expérimentations, de savoir quel était le sens et la spécificité de la Vie en moi, de trouver ma voie.

Alors que j’étais à l’aise avec tout un tas de notions et de théories, que je me connaissais mieux que jamais, ma réalité de vie en était toujours au même point depuis des années, comme s’il existait une sorte de conflit entre la matière et moi.

Dans ce vide intense où je me trouvais j’avais l’impression d’en être arrivée à un point où je stagnais, de butter face à un cap à franchir, d’avoir une sortie de zone à faire, un nouveau chapitre à écrire, quelque chose à réinventer. Au delà de la peur, des doutes, de l’angoisse et de la dépression latente, je ressentais un appel impérieux et profond à continuer de grandir et évoluer. J’ai alors choisi de vivre la totalité de cette expérience avec l’inconfort de l’absence de revenus, avec ce brouillard intense en permanence face à moi, avec l’absence totale d’informations sur ce que j’avais à faire de ma vie et sur ce vers quoi j’évoluais. Avec également l’enthousiasme de deviner un mouvement s’amorcer, l’intuition de la justesse de l’expérience, la confiance en quelque chose de plus grand que moi, l’évidence que le moment était venu pour autre chose de plus rayonnant et avec surtout la curiosité.

Je réalise à présent avec le recul, que cette étape consistait pour moi à descendre. Non pas dans des profondeurs obscures et sombres, non pas en enfer ni dans les gouffres de la souffrance, non tout simplement descendre dans mon ressenti, celui par lequel mon Être expérimente la Vie de façon concrète, celui qui est intriqué avec mes besoins. Comme si j’avais jusqu’ici dans ma vie, refusé le socle concret et solide qui m’était depuis toujours proposé et que je fuyais : mon humanité. Cette base existentielle dans laquelle je ne m’étais pas vraiment installée, pas suffisamment enracinée, pas réellement ancrée.

A présent j’ai la sensation de faire bien davantage « Un » avec le mouvement de la Vie, d’être davantage connectée à mon intuition, à mon Être profond, à ma propre guidance, à mon Moi supérieur, au Divin en moi, à la Source, à mon Esprit de Lumière…. Et en même temps de mieux savoir ce dont j’ai besoin et de pouvoir y faire face, de passer plus rapidement et plus efficacement à l’action. Je me sens plus libre, plus présente, plus vraie, plus Une, plus moi ! J’ai l’impression d’avoir retrouver des « bouts » de moi que j’avais abandonnés, oubliés, cachés, sacrifiés… Cette réuniance de mon être dans sa globalité, ces retrouvailles avec moi-même, ces réconciliations ont été accélérées et intensifiées par la découverte de la Spirale Étoilée. Ce processus m’a permis en me retrouvant face à moi-même, d’expérimenter davantage de centrage, d’alignement, de reliance apportant ainsi plus de fluidité, plus de merveilles, plus de magie à ma vie.

Si tu as toi aussi besoin de te retrouver, de recontacter ton intuition, ton inspiration, de savoir te fier à toi même, de retrouver ce en quoi tu crois, de pouvoir laisser émerger tes aspirations spontanées, de vivre ton plein rayonnement, de passer à l’action concrètement je serai ravie de t’accompagner au cours de ce magnifique processus dont m’a fait cadeau la Vie et qui se nomme la Spirale Étoilée.

En passant

Se retrouver et se révéler à soi

As-tu déjà, toi aussi, eu la sensation d’être à côté de ta vie, de rater quelque chose, d’être insatisfait-e ou d’être en train chercher quelque chose sans même savoir quoi ?

Et bien moi, j’ai passé presque 40 ans avec cette sensation, consciemment ou inconsciente selon les moments.

Le besoin de réponse face à cette sensation m’a conduit à explorer bien des domaines qui m’ont aidée à grandir. Étrangement, ces dernières années, ce fonctionnement semble de moins en moins efficace comme s’il m’apportait de moins en moins de réponses qui me correspondent réellement et profondément.

Et puis il y a presque un an, j’ai reçu un merveilleux cadeau. Quelque chose qui me permet d’être autonome dans mon évolution en trouvant mes propres réponses, mes propres méthodes, mes propres astuces…. J’ai la sensation à présent d’être davantage en communication avec mon âme ou quelque chose d’autre de plus subtile que l’être incarnée que je suis. 

Fini donc de tâtonner avec des rituels, processus, protocoles ou techniques avant de trouver ce qui fonctionne vraiment pour moi. Fini les inscriptions à des formations dont je ne fais rien ou qui me déçoivent. Je vais à présent droit au but. J’ai spontanément et directement accès à la façon de faire qui est juste et puissante pour moi.

Ce cadeau pour lequel j’ai une immense gratitude c’est la Spirale Étoilée

Si tout cela résonne d’une façon ou d’un autre pour toi, tu as la possibilité d’en savoir davantage sur cette découverte en cliquant ici

L’humain invité à Être

Voici le partage de pistes de réflexion sur la condition humaine.

J’ai été, ces derniers temps, interpelée à plusieurs reprises par des observations faites, notamment par des sociologues au sujet de la « déshumanisation ». Ce phénomène observé déjà depuis un moment est dit comme étant accentué par la situation sanitaire actuelle et sa gestion: Impossibilité d’être en relation avec d’autres, socialement et physiquement, de dire « au revoir » aux personnes en fin de vie dans les EHPAD, d’honorer et célébrer nos défunts…. autant de choses qui ont de tous temps fait partie des besoins de l’Humain.

« Déshumaniser » vient de dés+humaniser, dés- venant du latin dis- qui exprime la séparation. Sur le plan spirituel l’invitation de cette déshumanisation est de se séparer de notre condition humaine.

D’autre part, le mot « transhumanisme » est arrivé jusque mes oreilles de façons répétées ces derniers temps, or « trans »est un préfixe latin voulant dire « au-delà ». L’évocation du transhumanisme est donc une invitation à « au-delà de l’humain ».

Une question s’est alors imposée à moi : « Qu’y-a-t’il au-delà de l’humain ? »

Je me suis tout d’abord tournée vers l’étymologie du mot « humain » qui provient du latin « humanus » venant lui-même de « homo » ayant pour sens « terrien » et dérivé de « humus » qui veut dire « terre ». Quel étonnement d’apprendre que le sens premier d’un humain est en fait « terrien » ! La question qui suivit fut alors « Et le ciel dans tout ça? » En effet, en Bioanalogie il ne peut y avoir de terre sans ciel et nous sommes la rencontre du ciel et de la terre.

Le terme « être humain » m’a alors interpelée et m’a poussée à faire des recherches sur le mot « être ». Ma grande surprise fut de réaliser que, contrairement à « humain/homme » qui n’a qu’une seule racine étymologique latine, « être » en a lui plusieurs:

  • « stare » Infinitif actif de stō de l’indo-européen commun *steh₂- « être debout « 
  • « esse » Infinitif actif de sum de l’indo-européen commun *h₁ésmi « je suis »
  • « fuo »/ »fus » issu du proto-indo-européen *bʰuH- « devenir « 

Le mot « être » est donc lié étymologiquement à :

  • « être debout » se référant à ce sur quoi nous nous appuyons, donc la terre, analogique avec le passé
  • « je suis » se référant au présent
  • « devenir » se référant au futur, au ciel et à l’inconnu

Il m’est alors apparu un contraste entre la référence uniquement à la terre du mot « humain » et la connexion du mot « être » avec le passé, le présent, le futur. Ces trois plans de la non-dualité, découverts par Jean-Philippe Brébion et exprimant l’inconscient universel, sont analogiques au spirituel, à l’expérimentation et au matériel évoqués dans la phrase de Telliard de Chardin : »Nous ne sommes pas un être humain essayant d’atteindre une expérience spirituelle, mais, plutôt, nous sommes des êtres spirituels ayant une expérience humaine »

Ces impressions de déshumanisation et les projets transhumanistes sont donc l’expression de notre passage de l' »Humain » à l' »Être humain », de la survie terrienne et matérielle à la Vie comme étant l’expérimentation de la lumière dans la matière.