L’humain invité à Être

Voici le partage de pistes de réflexion sur la condition humaine.

J’ai été, ces derniers temps, interpelée à plusieurs reprises par des observations faites, notamment par des sociologues au sujet de la « déshumanisation ». Ce phénomène observé déjà depuis un moment est dit comme étant accentué par la situation sanitaire actuelle et sa gestion: Impossibilité d’être en relation avec d’autres, socialement et physiquement, de dire « au revoir » aux personnes en fin de vie dans les EHPAD, d’honorer et célébrer nos défunts…. autant de choses qui ont de tous temps fait partie des besoins de l’Humain.

« Déshumaniser » vient de dés+humaniser, dés- venant du latin dis- qui exprime la séparation. Sur le plan spirituel l’invitation de cette déshumanisation est de se séparer de notre condition humaine.

D’autre part, le mot « transhumanisme » est arrivé jusque mes oreilles de façons répétées ces derniers temps, or « trans »est un préfixe latin voulant dire « au-delà ». L’évocation du transhumanisme est donc une invitation à « au-delà de l’humain ».

Une question s’est alors imposée à moi : « Qu’y-a-t’il au-delà de l’humain ? »

Je me suis tout d’abord tournée vers l’étymologie du mot « humain » qui provient du latin « humanus » venant lui-même de « homo » ayant pour sens « terrien » et dérivé de « humus » qui veut dire « terre ». Quel étonnement d’apprendre que le sens premier d’un humain est en fait « terrien » ! La question qui suivit fut alors « Et le ciel dans tout ça? » En effet, en Bioanalogie il ne peut y avoir de terre sans ciel et nous sommes la rencontre du ciel et de la terre.

Le terme « être humain » m’a alors interpelée et m’a poussée à faire des recherches sur le mot « être ». Ma grande surprise fut de réaliser que, contrairement à « humain/homme » qui n’a qu’une seule racine étymologique latine, « être » en a lui plusieurs:

  • « stare » Infinitif actif de stō de l’indo-européen commun *steh₂- « être debout « 
  • « esse » Infinitif actif de sum de l’indo-européen commun *h₁ésmi « je suis »
  • « fuo »/ »fus » issu du proto-indo-européen *bʰuH- « devenir « 

Le mot « être » est donc lié étymologiquement à :

  • « être debout » se référant à ce sur quoi nous nous appuyons, donc la terre, analogique avec le passé
  • « je suis » se référant au présent
  • « devenir » se référant au futur, au ciel et à l’inconnu

Il m’est alors apparu un contraste entre la référence uniquement à la terre du mot « humain » et la connexion du mot « être » avec le passé, le présent, le futur. Ces trois plans de la non-dualité, découverts par Jean-Philippe Brébion et exprimant l’inconscient universel, sont analogiques au spirituel, à l’expérimentation et au matériel évoqués dans la phrase de Telliard de Chardin : »Nous ne sommes pas un être humain essayant d’atteindre une expérience spirituelle, mais, plutôt, nous sommes des êtres spirituels ayant une expérience humaine »

Ces impressions de déshumanisation et les projets transhumanistes sont donc l’expression de notre passage de l' »Humain » à l' »Être humain », de la survie terrienne et matérielle à la Vie comme étant l’expérimentation de la lumière dans la matière.

Son

Le Covid-19 et la distanciation sanitaire

Votre attention a-t-elle été interpelée par le fait de ne voir plus que des personnes se parlant en gardant de la distance ?
Moi oui !


Et en y portant un regard analogique, en moi ça a fait
« Waouh, ça n’est vraiment pas anodin cela » ! Cela veut dire en effet que, du fait de ces précautions sanitaires, nous ne rentrons plus dans les champs énergétiques des personnes avec qui nous parlons (excepté les personnes qui partagent notre domicile si c’est le cas) puisque l’aura de chaque personne est en moyenne de 1 mètre ! Ainsi ce ne sont pas uniquement nos corps physiques qui ne sont plus en contact, mais nos corps subtils non plus.

Mon regard ne se portant pas sur un plan humain ou émotionnel mais sur un plan spirituel, cela m’inspire que c’est comme si nous avions à cesser de chercher à créer un lien, de quelque nature que ce soit, avec l’extérieur ; comme si la communication devait être uniquement avec notre être et non avec l’extérieur ; comme si nous avions chacun à rester en contact avec notre Être, avec le Soi ; comme si nous avions à réaliser que cette sphère énergétique ne peut être habitée par personne d’autre que nous ; comme si nous avions à réaliser que nous ne pouvons pas vivre à la place des autres, pas dans le sens de ne pas avoir de compassion mais dans le sens de ne pas vivre par procuration ; comme si nous avions à comprendre que quand chacun habite pleinement tout ses corps, chacun est à sa place et le monde est fluide, ce qui implique que chacun adhère totalement à la réalité de tous ces corps, c’est-à-dire choisisse de vivre de qui se matérialise dans ces corps que ce soit en pathologies, en émotions, en pensée, en énergie ou en tout autre chose bien plus subtile.

Exercice pratique

Notre Être étant en corrélation, de façon analogique et fractale avec le Terre, vous avez la possibilité, si vous le souhaitez d’expérimenter vos corps, votre aura, votre place en ce monde, votre Être, selon ce qui vous parle le plus, en utilisant la pratique pour laquelle vous avez de l’affinité : méditation, sophrologie, rêve éveillé, relaxation, OBCEV ou autre avec la bande sonore ci-dessous ( à écouter avec un casque ou des écouteurs ).

Mon univers unique

Ces sons sont une traduction en fréquences sonores des vibrations électromagnétiques de notre planète Terre. En effet les vibrations électromagnétiques existant dans l’espace peuvent être transposées en sons afin d’être perceptibles par l’oreille humaine. Ce n’est donc pas réellement ce que vous entendriez si vous étiez dans l’espace au dessus de la Terre, mais ce que vous percevriez de la Terre si vous pouviez capter ses ondes électromagnétiques de façon consciente.