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Référentiel

Dans le langage actuel, dire « Cela ne fait pas partie de mon référentiel » c’est exprimer que ce dont il est question ne fait pas partie des choses que l’on connait, en d’autres mots qui font partie de nous puisque l’on ne peut reconnaitre que quelque chose qui est soi.

Je vous propose d’explorer davantage ce mot par différentes approches.

Le mot « référence » vient du latin referre de fero (« porter »), de l’indo-européen commun *bʰer-, qui a également donné en anglais bear dont le sens peut être « porter, produire, supporter, apporter » et aussi « avoir en soi ».

Le mot « porter » vient lui du latin portare (« transporter » littéralement « porter au-delà») de portō, lui même de portus (« port ») de la racine per (« à travers ») dont est issu le grec πόρος, poros (« passage ») et dont provient également porta (« ouverture, porte »).

En langue des oiseaux, cela peut exprimer « réfer en ciel » ou « réf. est en ciel ». Le mot « ciel » vient lui du latin caelum, de l’indo-européen commun *(s)kai[1] (« brillant ») lié au grec ancien αἰθήρ, aithêr (« ciel, éther ») et αἰθαλος, aithalos (« étincelle »).

Ma synthèse intuitive de tout cela est que mon « référentiel » est ce qui m’éclaire de l’intérieur en miroir dans l’extérieur . C’est ce que je porte en moi, autrement dit cette lumière que je suis. C’est ce qui m’éclaire afin que je ne m’égare pas de moi-même et qui rayonne la vie que je suis. C’est l’expression du plus grand que ce personnage auquel je m’identifie, ce divin en moi qui me guide durant cette traversé, cette expérience duelle qu’est la vie . C’est ce qui fait Loi pour moi et reflète le sens de mon existence incarnée.

État

Mission

Vous êtes vous déjà demandé quelle pouvait être votre mission de vie ?

Suivant certains paradigmes, il est admis que l’être n’a pas de « mission » si ce n’est d’être !

Je m’interroge tout de même sur ce mot « Mission » et sur l’usage que l’on peut en faire

Tout d’abord, tournons nous vers l’étymologie du mot « mission ». Il vient du latin mittere, infinitif présent de la voix active de mittō qui signifiait primitivement « laisser aller, laisser partir »

D’autre part, dans le langage courant actuel, « mission » fait référence à une charge, une fonction, un but à atteindre. tout cela évoquant une responsabilité.

De plus le mot « mettre » a lui aussi pour origine mittere et en Langage des Oiseaux on peut y entendre « m’être » et donc « me être » > « être moi » en laissant la vie prendre sens en moi.

Tout cela me mène à la perception que la « mission » de chaque être humain est de « laisser aller », par l’être qu’il est, la manifestation de la Conscience sous une forme unique manifestant l’infini. Comme si notre mission était de s’engager pleinement dans l’Unique décliné en nous, de prendre la responsabilité de manifester une « facette » de la Conscience, d’assumer de se laisser vivre en nous quelque chose qui ne nous est pas propre, ne nous appartient pas et auquel nous n’avons pas à rester identifié et qui pourtant nous est spécifique.

Cela nécessite donc de reconnaitre la spécificité qui se fait « visible » par nous, d’assumer notre différence et d’oser nos élans de vie, nos rêves, de prendre la responsabilité de nos aspirer…

Dans les milieux spirituels, les ambitions et les rêves peuvent être perçus comme étant liés à l’égo, mais n’est-ce pas une injonction de l’Être que de laisser la conscience « s’expérimenter » en reconnaissant ce qui en chacun, de façon spécifique, est « inestimable » car « manifeste » et « évident »? N’est-ce pas de l’ordre d’une Loi « divine » d’être déterminé à laisser, à cet Unique en nous, toute la visibilité inhérente à ce qu’il est?

Il me semble donc que l’on peut porter un nouveau regard sur ce mot « mission » vibrant, selon moi, d’un engagement d’existence consistant à laisser une « facette » de l’infini être visible de par une sorte de « mise en avant » d’un spécifique qu’il faut assumer de laisser prendre sens sans se l’approprier.

Vivre, c’est quoi?

Revenir à Soi !

Tant que l’on met l’origine de notre bonheur et de notre malheur à l’extérieur, on ne peut rencontrer et accueillir l’Être unique que nous sommes, on ne peut vivre pleinement tout le potentiel créatif de notre univers.

Je subis l’extérieur

Ce réflexe, qui consiste à chercher des causes à l’extérieur de nous même, est tellement ancré en nous, que s’installer dans la certitude que tout ne parle que de nous, nécessite une vigilance de chaque instant. Le travail du Bioanalogiste est notamment de vous accompagner dans l’apprentissage de cette vigilance.

Chaque évènement que l’on vit comme lourd ou difficile est en effet l’occasion d’aller voir nos fonctionnements de survie pour mieux les connaitre et ainsi peu à peu mieux les identifier. Cet accompagnement permet donc de revenir à Soi et d’aller rencontrer notre lumière intérieure, cette vibration unique en laquelle la vie prend forme en nous.

Passer de l’avoir à l’Être est expérimentation !

Par peur de non-existence, nous vivons cette éternelle angoisse : « qui suis-je? »

Par difficulté de vivre l’Être en nous, notre mental fabrique des objets extérieurs d’existence auquels on peut ainsi s’identifier : nos pensés, nos émotions, ce que l’on a dit ou fait, l’image que les autres ont de nous, une position professionnelle ou familiale, un groupe d’amis, un projet . . .

Se pourrait-il que la seule chose que nous ayons à faire soit de reconnaitre que ce qui nous arrive parle de nous, que tout ce qui fait notre extérieur est la matérialisation de notre intérieur, de notre Être profond, de notre « Soi » ? Et si nous avions juste à nous reconnaitre dans ces évènements de vie car ils sont notre réalisation et la mise en lumière de notre potentiel de Vie non révélé ? 

Ainsi ce que nous avons simplement à faire est de nous reconnaitre et de nous choisir ainsi, dans l’instant, au lieu de nous identifier à toutes les fabrications virtuelles du mental. C’est cela l’amour de soi, c’est cela la vie !