La vie d’avant

Y'a toujours une dernière fois
Dernier matin, dernier regard.
Y'a toujours une dernière fois
Dernier restau, dernier voyage.

Mais on s'accroche, mais on retient,
Encore une fois, encore un train.
Mais on s'accroche, mais on recule,
Encore une heure à la pendule.

Chacun des pas fait en arrière 
Éloigne un peu de la lumière.
Chacun des pas vers le passé
fait juste rien que m'enliser.

La vie d'avant, la vie normale.
Retour au calme et au banal.
La vie d'avant, la vie d'hier
Tel un refus de la poussière.

Mais au dedans en attendant
Toujours le chaos, le néant.
Mais au dedans où nul ne vas
Y'a juste à peine un cœur qui bat.
Y'a toujours une dernière fois
Dernier pas, dernier sanglot.
Y'a toujours une dernière fois
Dernier repas, dernier repos.

Mais on s'accroche, mais on retient
Encore une fois, on aimerait bien.
Mais on s'accroche, mais on résiste
Encore une danse sur la piste.

Chacun des pas fait en arrière 
Même si c'est vers la misère.
Chacun des pas vers le connu
N'est que pour dire "j'ai survécu".

Vécu dessus, vécu de loin
Déconnecté de mes besoins.
Vécu déçu, vécu dehors,
avec l'illusion du décors.

Mais au dedans en attendant
Y'a un trésor toujours vivant.
Mais au dedans si tu y vas
Tu y verras que tout est là.
Y'a toujours une dernière fois
Dernier souffle , dernier geste.
Y'a toujours une dernière fois
Dernier chemin avec c'qui reste.

Mais on s'accroche, mais on renonce
Au vide et à ses réponses.
Mais on s'accroche, mais on entasse
Quitte à y laisser sa place.

Chacun des pas fait en arrière 
Tel un refus de la matière.
Chacun des pas fait vers le bas
Nous fait croire d'être ce qu'on n'est pas.

Se croire là-haut comme une trêve
À cette lumière incarnée.
Se croire là-haut alors qu'on traine
Des cailloux qu'on croit étoilés.

Alors si la vie est un rêve
De la lumière dans l'êtreté
Alors si en vie tu te lèves
Reconnaissant d'être un car né
Alors ton en vie tel un glaive
Planté en terre pourra briller.
Ainsi en toi la vie se lève
réveillant ta souveraineté.

Vivre, c’est quoi?

Revenir à Soi !

Tant que l’on met l’origine de notre bonheur et de notre malheur à l’extérieur, on ne peut rencontrer et accueillir l’Être unique que nous sommes, on ne peut vivre pleinement tout le potentiel créatif de notre univers.

Je subis l’extérieur

Ce réflexe, qui consiste à chercher des causes à l’extérieur de nous même, est tellement ancré en nous, que s’installer dans la certitude que tout ne parle que de nous, nécessite une vigilance de chaque instant. Le travail du Bioanalogiste est notamment de vous accompagner dans l’apprentissage de cette vigilance.

Chaque évènement que l’on vit comme lourd ou difficile est en effet l’occasion d’aller voir nos fonctionnements de survie pour mieux les connaitre et ainsi peu à peu mieux les identifier. Cet accompagnement permet donc de revenir à Soi et d’aller rencontrer notre lumière intérieure, cette vibration unique en laquelle la vie prend forme en nous.

Passer de l’avoir à l’Être est expérimentation !

Par peur de non-existence, nous vivons cette éternelle angoisse : « qui suis-je? »

Par difficulté de vivre l’Être en nous, notre mental fabrique des objets extérieurs d’existence auquels on peut ainsi s’identifier : nos pensés, nos émotions, ce que l’on a dit ou fait, l’image que les autres ont de nous, une position professionnelle ou familiale, un groupe d’amis, un projet . . .

Se pourrait-il que la seule chose que nous ayons à faire soit de reconnaitre que ce qui nous arrive parle de nous, que tout ce qui fait notre extérieur est la matérialisation de notre intérieur, de notre Être profond, de notre « Soi » ? Et si nous avions juste à nous reconnaitre dans ces évènements de vie car ils sont notre réalisation et la mise en lumière de notre potentiel de Vie non révélé ? 

Ainsi ce que nous avons simplement à faire est de nous reconnaitre et de nous choisir ainsi, dans l’instant, au lieu de nous identifier à toutes les fabrications virtuelles du mental. C’est cela l’amour de soi, c’est cela la vie !