Le jugement sous toutes ses formes

Avez-vous déjà observé combien le jugement peut prendre différentes formes ?

Quand je me dévalorise, je me juge.
Quand j'agis en sauveur ou en victime, je juge le situation.
Quand j'agis comme si le monde reposais sur mes épaules, je juge qu'il ne sera pas parfait sans mon intervention.
Quand je vis dans un idéal, je juge ma perception du l'existence.
Quand je ne m'aime pas, je me juge comme pas aimable.
Quand je suis la voie des habitudes, je juge la nouveauté et l'inconnu.
Quand je cherche à contrôler, je juge les potentialités.
Quand je tiens avant tout compte de la parole des autres, je juge mon ressenti.
Quand je met des conditions, je juge le moment présent.

Pour aller plus loin sur le sujet :

Lorsque je me dis que je suis nul ou pas assez bien pour telle chose ou telle personne, que je me dis que je suis moins bien que untel, je juge ma valeur et le jugement devient dévalorisation. Mon mental, fonctionnant de façon binaire, ne peut percevoir mes caractéristiques que comme des défauts ou des qualités, mais qui suis-je pour juger mon unicité? Si le nombre infini des différences et singularités est la « Valeur » de l’existence, alors exclure une seule de ces spécificités c’est se couper de l’Unité.

Lorsque je me dis qu’il faut absolument que je fasse telle chose et que je remue ciel et terre pour y parvenir, je juge que si je ne le fais par cela va maquer au monde et le jugement devient illusion du pouvoir personnel de mon égo. J’ai à cœur à chaque instant de faire de mon mieux, mais qui suis-je pour juger de la perfection de l’état du monde? Si le nombre infini de possibilités de constats de la réalité est la « Perfection », alors exclure un seul de ces constats c’est se couper de la plénitude.

Lorsque je me plie en quatre pour venir en aide à l’autre, parfois même sans qu’il me l’ai demandé et pouvant aller jusqu’à me sacrifier, c’est juger que cette situation est mauvaise pour lui et le jugement devient sauveur. Cette situation peut être humainement inconfortable voir dramatique, mais qui suis-je pour savoir dans quoi son être est le plus susceptible de se « réaliser »? (dans le sens de prendre la responsabilité de son existence). Si le nombre infini de possibilités d’évènements de vie est la spiritualité, alors exclure une seul des directions que prend notre vie c’est se couper du « Sens » de l’existence.

Lorsque je pense que la réalité que je vis dans l’instant devrait être autrement, c’est juger qu’une autre réalité là tout de suite serait préférable pour moi et le jugement devient idéal. Il peut m’être difficile émotionnellement de regarder les choses en face, mais qui suis-je pour choisir la meilleure réalité? Si le nombre infini de perceptions relatives est la « Vérité », alors exclure une seule de ces relativités c’est renoncer à « l’Évidence ».

Lorsque je cherche à recevoir de l’amour de quelqu’un, c’est juger que je ne suis pas un assez bon humain pour réussir et/ou mériter de m’aimer moi-même et le jugement devient conflit intérieur. Il se peut que l’enfant que j’étais n’est pas été accueilli comme il se doit, mais qui suis-je à présent pour juger si je suis ou non aimable? Si le nombre infini d’humain est l’humanité, alors exclure un seul de ces humains c’est ignorer l’Amour.

Lorsque je suis en attente de quelque chose sans aucune ouverture à d’autres éventualités, c’est juger qu’un futur est mieux qu’un autre et le jugement devient « fermeture ». Mon imaginaire aime à se projeter dans l’avenir, mais qui suis-je pour juger l’inconnu qui vient à moi? Si le nombre infini d’inconnu est déploiement, alors exclure un seul de ces inexplorés c’est se fermer à l’émerveillement.

Lorsque je tente de contrôler une situation, c’est juger que ce que je suis n’est pas puissance et le jugement devient « emprise ». Sur le plan humain nous vivons évidemment des injustices et nos avons besoin de comprendre, mais qui suis-je pour juger de ce qui est juste? Si le nombre infini de possibilités est l’Universalité, alors exclure un seul potentiel c’est ne pas être présent à l’abondance.

Lorsque je voudrais être ailleurs où dans une autre situation, c’est juger ma place et le jugement devient déconnexion. Il est a, il est vrai, des situations inconfortables, voir intolérables où pour survivre on a besoin de se couper de son ressenti, mais qui suis-je pour juger de la cohérence de mon intériorité? Si le nombre infini de connexion est fluidité, alors exclure une seule de ses intrications c’est se couper de l’Harmonie.

Lorsque je m’oblige où que je m’interdis, c’est juger ce que je vis dans l’instant et le jugement devient contrainte et enfermement. La vie ne peut pas être sans limites, mais qui suis-je pour juger ce qui se vit en moi et par moi. Si le nombre infini d’expérimentation est Liberté, alors exclure une seule de ces sensations, c’est éteindre ma Joie.

Et chez vous, quelle forme a tendance à prendre le jugement ?

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Marcœurting

Ce mot est un néologisme intégrant le mot « cœur » et toute sa vibration au mot « marketing ».

La définition du marketing étant « l’ensemble d’actions qui ont pour objet de connaître, de prévoir et, éventuellement, de stimuler les besoins des consommateurs à l’égard des biens et des services et d’adapter la production et la commercialisation aux besoins ainsi précisés », le mot marcœurting exprime le fait d’oeuvrer de l’intérieur pour mettre l’ensemble de ce que l’on est et de ses dons au service.

Le Marcœurting c’est suivre la voie/x du cœur en vibrant ainsi l’abondance de vie en soi. C’est rencontrer de façon magnétique et vibratoire des personnes dont les besoins et les valeurs sont en adéquation avec ce que l’on est véritablement et ce que l’on a à offrir au monde.

C’est oser toute la préciosité de notre unicité en prenant la responsabilité de nos spécificités, comme quelque chose que nous seul pouvons manifester.

C’est vivre le « donner-recevoir » avec équilibre et écologie dans un rapport gagnant/gagnant où la relation est intercontribuante.

C’est savoir écouter son Âme tout au cœur de soi-même pour vibrer sa juste place.

C’est oeuvrer par Joie et dans la Joie !

Être juste Humain

Ou l’art de se vivre à la fois séparé et UN

Je vous partage dans cet article un ensemble de mots qui sont tombés dernièrement dans mon chaudron, à savoir « équilibre » et « conscience ».

Suite à mon article « L’humain invité à Être » , le mot « juste » est venu s’intercaler entre « être » et « humain ».

Juste est analogique à justice, mais aussi à justesse, équité, alliance et même à présence, abondance et puissance…et bien évidemment à d’équilibre.

Le mot équilibre vient du latin aequilibris (« de même poids »), composé de aequus (« égal ») et de libra (« livre, poids, balance »). Aequus de part son étymologie, vibre en résonance avec « Un » et donc avec l’Unité et l’Unicité. Libra venant lui du grec ancien λίτρα, lítra désignant une mesure de poids et en résonance avec lio (« fondre »).

Comme si l’équilibre est de se fondre avec le TOUTUN

En langue des oiseaux, équilibre peut être entendu comme « est qui libre » c’est-à-dire « est celui qui est libre. Comme si l’expérience humaine c’est d’expérimenter d’être « Un » égale à l’Unité sans rien chercher à atteindre, c’est-à-dire librement.

L’équilibre est bien souvent représenté pas une Balance. Cet objet a pour usage et de trouver le point d’équilibre entre deux plateaux dans le but de déterminer la valeur de ce qui se trouve sur l’un des plateau. Ce mot vient du latin bilanx , composé de de lanx désignant un plat/plateau et de bi-bis , venant de duis et de duo, venant de l’indo-européen commun *dwóh₁ (« deux »)

Ce qui me mène donc à l’idée que la valeur de ce qui « est », c’est vivre cet équilibre entre deux plateaux (analogiques aux deux plans de la dualité), en d’autres mots d’être présent à ces deux plateaux/plans.

« Être juste humain » résonne aussi pour moi, dans le sens avoir conscience de ce que l’on est en l’assumant et en ne voulant pas être autre chose que cela.

Le mot conscience vient du latin conscientia, lui-même composé du préfixe con- (« avec ») et de scientia/sciens, (« connaissance, savoir »). Ces derniers sont apparentés à scio dont le sens primitif est « trancher, décider » et qui provient de l’indo-européen commun *skei[1] (« couper, séparer »). Conscience veut donc littéralement dire « avec séparation ».

Cela génère pour moi l’hypothèse que l’on ne peut être conscient que de la séparation et pas de l’unité. Comme si le mot conscience n’était pas adapté à l’usage « Conscience Pure » et autres utilisations désignant une conscience « non humaine ».

Comme si « être juste humain » c’est expérimenter d’être séparer et donc expérimenter la dualité. C’est ne rien vouloir d’autre que cette dualité qui est inhérente à notre existence d’humain. C’est expérimenter le paradoxe entre être une individualité et être le Un, c’est-à-dire le TOUTUN. C’est être présent en même temps à se TOUTUN qui s’expérimente dans une unité et à cette même unité.

C’est être DEUX et UN en même temps !!!

C’est-à-dire être à la fois les deux plateaux de la balance, le mouvement d’équilibre entre les deux plateaux et la balance dans sa globalité. Dans ma perception, c’est cela « être juste humain » consciemment :

Être le UN qui s’expérimente séparé, coupé, fractionné.

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Référentiel

Dans le langage actuel, dire « Cela ne fait pas partie de mon référentiel » c’est exprimer que ce dont il est question ne fait pas partie des choses que l’on connait, en d’autres mots qui font partie de nous puisque l’on ne peut reconnaitre que quelque chose qui est soi.

Je vous propose d’explorer davantage ce mot par différentes approches.

Le mot « référence » vient du latin referre de fero (« porter »), de l’indo-européen commun *bʰer-, qui a également donné en anglais bear dont le sens peut être « porter, produire, supporter, apporter » et aussi « avoir en soi ».

Le mot « porter » vient lui du latin portare (« transporter » littéralement « porter au-delà») de portō, lui même de portus (« port ») de la racine per (« à travers ») dont est issu le grec πόρος, poros (« passage ») et dont provient également porta (« ouverture, porte »).

En langue des oiseaux, cela peut exprimer « réfer en ciel » ou « réf. est en ciel ». Le mot « ciel » vient lui du latin caelum, de l’indo-européen commun *(s)kai[1] (« brillant ») lié au grec ancien αἰθήρ, aithêr (« ciel, éther ») et αἰθαλος, aithalos (« étincelle »).

Ma synthèse intuitive de tout cela est que mon « référentiel » est ce qui m’éclaire de l’intérieur en miroir dans l’extérieur . C’est ce que je porte en moi, autrement dit cette lumière que je suis. C’est ce qui m’éclaire afin que je ne m’égare pas de moi-même et qui rayonne la vie que je suis. C’est l’expression du plus grand que ce personnage auquel je m’identifie, ce divin en moi qui me guide durant cette traversé, cette expérience duelle qu’est la vie . C’est ce qui fait Loi pour moi et reflète le sens de mon existence incarnée.

L’univers tel un orchestre philharmonique

Si l’univers était un orchestre symphonique, moi je serais quoi? Un violon? Une clarinette? Un triangle? Une trompette? Des timbales? Une grosse caisse? Cela serait quoi le moins bien, voir le pire?

Et si le pire c’était d’être une maracas qui cherche à jouer comme un violon ou une trompette qui chercher à faire un son de hautbois?

Cela vous semble complétement idiot !?! Et pourtant c’est comme cela que nous fonctionnons une grande partie de notre vie en voulant

  • avoir un autre caractère, d’autres compétences, d’autres particularités personnelles…
  • être 100% éveillé alors que nous sommes la lumière incarnée dans la matière et donc de l’Amour et du Divin expérimentant la dualité.
  • avoir une autre histoire, un autre passé alors que les faits du passé ne sont pas modifiables.
  • être un bébé, un enfant qui correspond aux besoins et aux attentes de ses parents, à la place qu’on lui accorde dans la famille, au rôle qui se présente à lui pour être aimé, pour ne pas être exclu ni abandonné, pour sauver un parent que l’on sent défaillant et sans qui notre existence pourrait être menacée.

Tous ces mécanismes de survie, parfois en résonance avec les générations précédentes, nous les perpétuons ainsi depuis des années

  • par habitude
  • par sécurité
  • par ignorance qu’il peut en être autrement
  • par besoin de réparer ce qui a été ou n’a pas été
  • par angoisse de ne plus exister
  • par peur de l’inconnu

En faisant cela je suis la grosse caisse qui se restreint en cherchant à faire un son de tambourin par peur d’assumer toute sa puissance.

Je suis le gong qui joue tout le temps, causant ainsi une cacophonie, car il pense que ce n’est pas juste que le piano ait le droit de jouer tout le temps, lui !

Je suis la contrebasse qui joue faux car elle est plus occupée à comprendre comment fonctionnent ses cordes pour trouver comment les contrôler pour faire ainsi un son de violon qu’elle trouve bien plus beau.

Je suis le violoncelle qui voudrait bien faire un son de piano parce qu’il trouve que c’est trop peu un seul piano dans un orchestre.

Je suis la flute qui ne prend pas toute sa place car elle est en admiration devant la brillance de la trompette avec laquelle elle se compare sans cesse.

Je suis les castagnettes qui n’ont pas le temps de jouer car elles sont trop occupées à parcourir la fausse à orchestre de long en large parce que se trouvent trop petites et sont persuadées qu’il doit y avoir un autre morceau d’elles quelque part.

Je suis le piano qui s’efforce de ne pas jouer trop fort, quitte à renoncer aux nuances, pour être sûr que l’on va bien entendre le triangle au moment où il va jouer « Le pauvre, lui qui joue si peu alors si en plus on ne l’entends pas …!!! »

Je suis l’alto qui préfère jouer au fond à côté des cymbales se disant qu’au moins s’il se trompe ça se verra moins que si il est devant, mais qui du coup se sent bien seul car il n’arrive pas bien à entendre les autres alto.

Je suis la harpe qui préfère rester dans sa housse pour jouer par peur de se montrer car elle se dit que ce n’est quand même pas normal d’avoir des cordes à nues comme ça! Personne d’autre n’a des cordes ainsi!

Je suis le hautbois qui s’épuise à tenter de faire les sons de tous les autres instruments car comme il oublie de regarder autour de lui, il se croit seul et donc chargé d’être à lui seul tout un orchestre !

!!!!!!!

Et si tout le monde se contentait de jouer ce qu’il a à jouer tout simplement en écoutant ce que lui dit son cœur, la mélodie serait bien plus fluide, bien plus cohérente, bien plus belle, bien plus vibrante.

Et si nous commencions par aller voir, sentir, écouter dans notre cœur, dans notre âme, dans les profondeurs de notre Être quelle est notre vibration unique, notre nature profonde, notre essence. À aller à la rencontre de cela sans jugement ni comparaison, sans référence à une norme, sans idéal, sans chercher à réparer ce qui a été ou à compenser ce qui n’a pas été.

Et si nous osions rayonner de ce que nous sommes vraiment, comment serait alors l’humanité ?

MYSTÈRE !!!

Et si nous tentions l’expérience !!! 😉

Vivre, c’est quoi?

Revenir à Soi !

Tant que l’on met l’origine de notre bonheur et de notre malheur à l’extérieur, on ne peut rencontrer et accueillir l’Être unique que nous sommes, on ne peut vivre pleinement tout le potentiel créatif de notre univers.

Je subis l’extérieur

Ce réflexe, qui consiste à chercher des causes à l’extérieur de nous même, est tellement ancré en nous, que s’installer dans la certitude que tout ne parle que de nous, nécessite une vigilance de chaque instant. Le travail du Bioanalogiste est notamment de vous accompagner dans l’apprentissage de cette vigilance.

Chaque évènement que l’on vit comme lourd ou difficile est en effet l’occasion d’aller voir nos fonctionnements de survie pour mieux les connaitre et ainsi peu à peu mieux les identifier. Cet accompagnement permet donc de revenir à Soi et d’aller rencontrer notre lumière intérieure, cette vibration unique en laquelle la vie prend forme en nous.

Passer de l’avoir à l’Être est expérimentation !

Par peur de non-existence, nous vivons cette éternelle angoisse : « qui suis-je? »

Par difficulté de vivre l’Être en nous, notre mental fabrique des objets extérieurs d’existence auquels on peut ainsi s’identifier : nos pensés, nos émotions, ce que l’on a dit ou fait, l’image que les autres ont de nous, une position professionnelle ou familiale, un groupe d’amis, un projet . . .

Se pourrait-il que la seule chose que nous ayons à faire soit de reconnaitre que ce qui nous arrive parle de nous, que tout ce qui fait notre extérieur est la matérialisation de notre intérieur, de notre Être profond, de notre « Soi » ? Et si nous avions juste à nous reconnaitre dans ces évènements de vie car ils sont notre réalisation et la mise en lumière de notre potentiel de Vie non révélé ? 

Ainsi ce que nous avons simplement à faire est de nous reconnaitre et de nous choisir ainsi, dans l’instant, au lieu de nous identifier à toutes les fabrications virtuelles du mental. C’est cela l’amour de soi, c’est cela la vie !