La vie d’avant

Y'a toujours une dernière fois
Dernier matin, dernier regard.
Y'a toujours une dernière fois
Dernier restau, dernier voyage.

Mais on s'accroche, mais on retient,
Encore une fois, encore un train.
Mais on s'accroche, mais on recule,
Encore une heure à la pendule.

Chacun des pas fait en arrière 
Éloigne un peu de la lumière.
Chacun des pas vers le passé
fait juste rien que m'enliser.

La vie d'avant, la vie normale.
Retour au calme et au banal.
La vie d'avant, la vie d'hier
Tel un refus de la poussière.

Mais au dedans en attendant
Toujours le chaos, le néant.
Mais au dedans où nul ne vas
Y'a juste à peine un cœur qui bat.
Y'a toujours une dernière fois
Dernier pas, dernier sanglot.
Y'a toujours une dernière fois
Dernier repas, dernier repos.

Mais on s'accroche, mais on retient
Encore une fois, on aimerait bien.
Mais on s'accroche, mais on résiste
Encore une danse sur la piste.

Chacun des pas fait en arrière 
Même si c'est vers la misère.
Chacun des pas vers le connu
N'est que pour dire "j'ai survécu".

Vécu dessus, vécu de loin
Déconnecté de mes besoins.
Vécu déçu, vécu dehors,
avec l'illusion du décors.

Mais au dedans en attendant
Y'a un trésor toujours vivant.
Mais au dedans si tu y vas
Tu y verras que tout est là.
Y'a toujours une dernière fois
Dernier souffle , dernier geste.
Y'a toujours une dernière fois
Dernier chemin avec c'qui reste.

Mais on s'accroche, mais on renonce
Au vide et à ses réponses.
Mais on s'accroche, mais on entasse
Quitte à y laisser sa place.

Chacun des pas fait en arrière 
Tel un refus de la matière.
Chacun des pas fait vers le bas
Nous fait croire d'être ce qu'on n'est pas.

Se croire là-haut comme une trêve
À cette lumière incarnée.
Se croire là-haut alors qu'on traine
Des cailloux qu'on croit étoilés.

Alors si la vie est un rêve
De la lumière dans l'êtreté
Alors si en vie tu te lèves
Reconnaissant d'être un car né
Alors ton en vie tel un glaive
Planté en terre pourra briller.
Ainsi en toi la vie se lève
réveillant ta souveraineté.
État

Référentiel

Dans le langage actuel, dire « Cela ne fait pas partie de mon référentiel » c’est exprimer que ce dont il est question ne fait pas partie des choses que l’on connait, en d’autres mots qui font partie de nous puisque l’on ne peut reconnaitre que quelque chose qui est soi.

Je vous propose d’explorer davantage ce mot par différentes approches.

Le mot « référence » vient du latin referre de fero (« porter »), de l’indo-européen commun *bʰer-, qui a également donné en anglais bear dont le sens peut être « porter, produire, supporter, apporter » et aussi « avoir en soi ».

Le mot « porter » vient lui du latin portare (« transporter » littéralement « porter au-delà») de portō, lui même de portus (« port ») de la racine per (« à travers ») dont est issu le grec πόρος, poros (« passage ») et dont provient également porta (« ouverture, porte »).

En langue des oiseaux, cela peut exprimer « réfer en ciel » ou « réf. est en ciel ». Le mot « ciel » vient lui du latin caelum, de l’indo-européen commun *(s)kai[1] (« brillant ») lié au grec ancien αἰθήρ, aithêr (« ciel, éther ») et αἰθαλος, aithalos (« étincelle »).

Ma synthèse intuitive de tout cela est que mon « référentiel » est ce qui m’éclaire de l’intérieur en miroir dans l’extérieur . C’est ce que je porte en moi, autrement dit cette lumière que je suis. C’est ce qui m’éclaire afin que je ne m’égare pas de moi-même et qui rayonne la vie que je suis. C’est l’expression du plus grand que ce personnage auquel je m’identifie, ce divin en moi qui me guide durant cette traversé, cette expérience duelle qu’est la vie . C’est ce qui fait Loi pour moi et reflète le sens de mon existence incarnée.